Toujours sur mon tissu rouillé que j'aime énormément, j'ai installé un morceau de tissu peint dont j'ai révélé les détails à l'aide de piqué libre. Le vert dans le bas figurait bien la prairie dans mon esprit, le rose vif voire rouge du haut me parlait d'un lever de soleil flamboyant, quand le matin rosit un ciel encore blanc des brumes de la nuit. L'annonce d'une belle journée très lumineuse.

Et puis dans ma prairie, je voulais des fleurs. Les fleurs de juin... des coquelicots. Pour les coquelicots, il y a plusieurs manières de figurer la fleur : j'ai opté pour la fixation d'un tout petit carré de jersey rouge (il ne s'effiloche pas) avec une perle minuscule et noire qui représente bien le coeur de la fleur.

Pour que les fleurs du premier plan soient plus importantes que celles du fond de mon paysage, j'ai coupé des carrés de jersey de différentes tailles mais j'ai aussi complété de points de noeud brodés au fil mouliné rouge. Et pour aider à jauger les proportions, j'ai ajouté une barrière, juste composée de quelques passages de fils en piqué libre. Du marron foncé, du marron clair, du blanc et l'on devine d'où arrive la lumière. Rappelez-vous vos cours de dessin !

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Les traits piqués librement et verticalement figurent bien les herbes hautes. Pour les broderies machine, j'ai employé trois nuances de vert, une nuance de jaune, deux nuances de rouge.

Vous noterez qu'au milieu de mes coquelicots poussent quelques marguerites blanches. Je rappelle que la petite tache blanche met la troisième dimension et donne la vie (songez au petit point blanc qui allume l'oeil du portrait peint et en fait un regard). Le gros plan que j'ai mis ci-dessus permet de mieux illustrer mes explications.

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Alors, il vous parle mon "Mois de Juin" ?