Si, à notre retour, le thermomètre s'est effondré et nous a mené la vie dure, le ciel s'est montré soudain plus clément au point d'imaginer l'été indien fin octobre. De belles journées, des températures très clémentes, un soleil radieux et doux.... de quoi faire attendre encore la mise en route du chauffage. De mémoire, il me semble que c'est bien la première année que l'on attend aussi tard pour remettre le chauffage en route.
Bien sûr, le poêle à bois permet des soirées confortables et joue parfaitement le rôle qu'on avait pensé lui faire jouer ! Alors tant que le temps s'y prête, il faut en profiter pour aller marcher un peu et se promener, sans forcément partir bien loin... Mais n'avons-nous pas, au ras de la maison, de quoi nous régaler de terre, de ciel et de mer ?
Même si l'eau n'est plus très chaude, certaines prennent encore le plaisir d'un bain rapide et vivifiant. Au sortir de l'eau, quand il n'y a pas de vent, le soleil se fait si doux et enveloppant...
Espérons que ce beau temps dure encore longtemps et nous épargne les catastrophes des trop d'eau comme en connaissent beaucoup de régions du nord, du sud, et d'Espagne. Pensées pour tous ceux qui sont touchés.
En deux semaines j'ai à peine pu reprendre les choses là où je les avais laissées, ça déborde. Pourtant dix jours partie dans le Sud ont été tellement bénéfiques : retrouver les enfants, les petits-enfants et faire connaissance du petit dernier apparu dans la vie de tous voilà 4 mois, retrouver les paysages aimés, connaître le lieu de vie de ceux partis s'installer, retrouver le chien qui ne nous a pas oubliés, se réchauffer au soleil ☀️ présent 8 jours sur 10.
Un départ et un retour par avion et, chaque matin, humer le parfum des eucalyptus avant un retour dans l'humidité et le froid... Brrrr....
Cannes et le O'Remington, vieux voilier de bois à l'histoire très riche, largement fréquenté par la high society dans le passé quand il appartenait encore à ce riche héritier décédé à 34 ans après 16 ans d'abus en tous genres.
Fréjus dans la moiteur humide de notre deuxième soirée mais bien à l'abri dans un bar illuminé,
Remonter à Eze et surplomber Nice sans transpirer parce que la grisaille qui nous chapeaute ne s'écarte qu'au retour sur Cannes (des contrastes à peine imaginables),
Et au retour de la balade, retrouver Cannes sous le soleil et dans la chaleur pour traîner sur un quai et admirer les participants aux régates royales avec ces voiliers anciens et tellement beaux !
Et après un matin lumineux comme ça :
Se lever dans les nuages et la pluie comme ça :
Opter pour une visite intensive de musées mais pas seulement pour être à l'abri et au sec ! Apprécier d'en apprendre plus qu'on en savait déjà chez Fragonard, de l'histoire des coutumes provençales et du mode de vie d'il y a deux siècles ou finir par naviguer dans les parfums et les technologies nouvelles employées par les laboratoires du 21ème siècle. Ressortir un peu sonnés pour avoir lu tant de cartouches et inhaler tant de senteurs, naturelles et artificielles.
Heureusement, un jour bâché, deux jours de soleil, un jour de pluie et tout le reste du séjour ensoleillé et chaud au point de déjeuner dehors et d'y rester aussi pour coudre quelques hexagones de tissu. Le trajet en avion ne m'a pas permis d'emporter une trousse ni un ouvrage, il s'agissait de faire a minima.
Puis repartir mais vers Saint-Paul de Vence cette fois, histoire de retourner partout où j'ai tant aimé me promener voilà cinq ans et plus....
Et enfin s'autoriser une dernière, toute dernière escapade à St Tropez. Moins de touristes en cette saison, moins de bling-bling mais plus de ruelles et de vieilles pierres. Tout ce que j'aime.
Mais s'installer en terrasse le midi avec 26° juste en face de l'aéroport pour ne pas être en retard, revenir en 1 h 30 avec un ciel qui s'obscurcit et un thermomètre qui s'affaisse au fur et à mesure de notre avancée. Le retour a été rude et difficile, la séparation aussi. Mais la vie reprend ses droits jour après jour et le train-train quotidien dévore nos intentions de rependre nos habitudes tranquillement. J'espère juste que nous n'attendrons pas cinq autres années avant de pouvoir repartir.
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