Un bol d’air marin ?
Avec le vent qu’il y avait aujourd’hui sur le côté droit de la baie de Saint-Brieuc, ce n’est pas un bol d’air que l’on pouvait boire mais plutôt un bol de courant d’air.... Bigre...
Je vous fais visiter un peu ? Imaginez donc un peu la côte juste avant d’arriver à Saint-Brieuc lorsque vous venez de Rennes ou de Dinan.
Une mer de céréales que le vent décoiffe par vagues ondulantes...
Et puis un petit coup d’oeil dans un chemin creux avec ces petits ressorts que j’ai toujours adorés.
A cet endroit, la mer monte et monte et monte encore sans jamais redescendre de quelques centimètres comme cela se passe le plus souvent. Là il suffit de regarder pour voir la marée remonter en continu. C’est assez impressionnant.... Il n’y a pas de mascaret ici mais une remontée lente de l’eau qui gagne du terrain centimètre après centimètre.
Je ne sais pas ce qu’est cet arbre. Outre que le vent l’a littéralement couché à terre et qu’il pousse de manière fort curieuse, le feuillage à la fois vert et argent cliquette comme du métal. En ce jour de vent, les feuilles tintinabulaient comme des sonnailles.
Ce côté de la côte reste très sauvage. La terre se défend avec force, la mer insiste avec violence parfois et le paysage essaie de se faire oublier en adoptant des formes dociles pour que le vent puisse glisser sur lui sans le remarquer.... Ainsi, ce sapin que le vent a coiffé et qui se donne des airs de Yeti prenant ses jambes à son cou.
Et toujours ce feuillage à la musique métallique...
Et une pensée pour les brodeuses qui sont toujours en quête de motifs ; ces fleurettes devraient leur plaire. En tout cas, elles m’ont plu !
Et puis, au loin, un vague rayon de soleil qui illumine les vagues...
A marée basse, cette plage, déjà vaste, devient immense. Un océan de sable avant un océan en rage.
Un “bateau” à roues est resté là après avoir conduit les pêcheurs aux bouchots à moules. Une panne, peut-être ? Les promeneurs ont donc pu l’approcher et se faire expliquer le principe de son fonctionnement et de son utilité en mytiliculture.
Au loin, un cargo qui a quitté le port, s’éloigne en direction de.... Cherbourg ? Le Havre ? Rouen ? L’Angleterre ?
Sur le rivage, là-bas à droite : la chapelle Saint-Michel. Je l’avais mise en page il y a un an ici même...
Très loin, au ras du flot, deux kite surfers. L’un semble être sur le sable malgré une voile gonflée, l’autre glisse sur la vague.
Au premier plan, une filière. Je vous laisse admirer le joli tourbillon qu’on y voit au milieu. Ces filières sont de vrais pièges quand la mer remonte. Il s’agit de failles qui se remplissent d’eau avant que la marée n’arrive. Parfois, les failles sont particulièrement profondes et l’on s’y noie volontiers, englouti par un tourbillon qui empêche toute tentative de nage. On a vu un cavalier y tomber avec son cheval. Les mises en garde inscrites sur panneaux ne suffisent pas toujours à empêcher les touristes de tenter une traversée quand la mer remonte. Danger, danger, danger !!! Espérons qu’ils lisent ces lignes....






































































































































