Les marmites de sorcière sont de sortie...
Une envie de voir ce que vont donner les peaux et noyaux d'avocats ainsi que les peaux de mandarines collectées depuis le début de l'hiver. Mais il faut d'abord mordancer le tissu ; certains morceaux l'ont déjà été mais, mal rangés et mal identifiés, ils se sont mélangés au linge non traité !
Les noyaux et les peaux d'avocats ont donné une douce teinte de gris bien rosé, les peaux de mandarines simplement un gris quand j'attendais un vert alors, pour me consoler, j'ai attrapé un gros baluchon de peaux d'oignons rouges pour teindre des morceaux de coton qui deviennent très jaunes, à la limite du kaki.... La décoction pourra être allégée par un ajout d'eau pour que la couleur soit plus subtile dans l'avenir.
Pour un anniversaire...
Parce que je sais qu'elle ne regarde pas mon blog, je peux mettre ici la photo du cadeau que je vais pouvoir lui envoyer maintenant que la Poste a décidé de se remettre au travail (enfin, à mi-temps !). J'espère juste que mon paquet fera demain un trajet sans problème et sans petites mains indélicates, ce qui se produit un peu trop souvent désormais !
Je trouve cette parure tellement élégante avec ses jolies perles plates, ses coloris gris et blanc et sa finesse. Merci Janine pour cette réalisation !
Jolie surprise au jardin....
Tu sais ce que c'est : quand le jardin est au meilleur de sa forme, quand le soleil se met à darder des rayons de plus en plus chauds, quand il faut se mettre à arroser avec précautions, on le sait tous, ça ne durera pas. Alors quand la météo te dit qu'en fin de semaine le temps se fera plus couvert, plus humide, nettement plus frais, tu t'empresses de regarder tes fleurs de près. De très près. Après, il sera trop tard !!
Et il n'y a pas que les roses à regarder de près. Cet aeonium noir, que j'avais perdu.
Oh non, mon jardin n'est pas si grand ! C'est ma mémoire qui est très petite. J'avais placé la plante à l'arrière du cabanon de jardin fin d'été 2018 et l'avais recouvert d'un voile de protection pour passer l'hiver. Au printemps 2019 j'ai oublié de déconfiner ma plante qui a passé la belle saison et un nouvel hiver dans le noir et caché. Et puis cette année, au printemps, je me le suis rappelé et je l'ai sorti de sa cachette dans un piteux état. Heureusement, il est de bonne nature et s'est refait une santé.... J'aime particulièrement la lumière du soleil qui passe entre les pétales et qui en éclaire un tout particulièrement. J'ai presque envie de dire qu'on voit par transparence que le sang est de retour, signe d'une bonne santé. J'aime aussi ces petits poils qui ourlent le pétale.
Les fleurs de clématites commencent à semer leurs pétales au vent et les graines suivent la floraison, s'installant plus tard dans la matière volatile que fera le coeur de la fleur.... Cette matière volatile qui fait tant penser au pissenlit qui emprunte la même méthode pour disséminer ses graines. Les pompons de clématites sont de beaux éléments, très décoratifs en art floral.
Les geraniums aussi sont en plein épanouissement. Les fleurs, frêles ou plus conséquentes, apprécient les nombreux arrosages. Et la chaleur s'étant faite de plus en plus forte ces jours derniers, je les ai même placés à l'ombre pour les faire durer.... Dommage, la partie avant de la maison ne peut pas être décorée de fleurs, elle est exposée plein sud.
Les fleurs les plus faciles à avoir sont certainement les Osteospermum. Elles existent dans plein de coloris plus ou moins clairs et, même parfois, avec de drôles de pétales qui leur donnent une élégance toute particulière....
La Véronique violette fait une ombre opportune au rosier de Martine, très prometteur, qui a fait un vrai bouquet de fleurs en une semaine seulement.... Affaire à suivre !!!
Les Hortensias, eux, ne sont pas encore en fleurs mais montent leur floraison en grappe. Et c'est le Quercus (chêne pour ses feuilles) qui promet plusieurs fleurs en présentant pas mal de grappes encore vertes. J'ai hâte !!!
Et, à propos d'Hortensias, ceux qui sont plantés tous ensemble dans un parterre m'ont réservé une jolie surprise. Parce que je les arrose au pied, dans l'ombre de leur feuillage, je me baisse pour viser et, en m'inclinant, je me suis demandé si je voyais bien...... :
une orchidée !!! Ophrys bourdon.... Elle se dresse sur une haute tige gorgée d'eau, elle me défie du menton et, deux jours plus tard, m'avance trois petits visages.... Troublant. Tu y vois le bourdon, tu y vois une tête de mort, tu y vois un menton plein d'audace.... Et toi ? Qu'y vois-tu ?
Je ne l'ai pas mesurée mais elle doit être perchée sur un pied de 20 cm avec, tous pétales déployés, une largeur maximum de 3 cm ! Mais c'est une vraie apparition. J'avais entendu, à la télévision, que l'on retrouvait cette petite orchidée sur les ronds-points et le long des routes qui n'avaient pas été tondus de longue date à cause du confinement mais je ne m'attendais vraiment pas à en trouver une dans mon jardin, poussant parmi les pieds d'hortensias, à l'ombre des feuilles et dans l'humidité du couvre-sol. Il va sans dire qu'on ne tond jamais entre les pieds d'hortensias !!! Alors qui m'a apporté cette jolie fleur ?
Et si la chaleur sied aussi au Delosperma qui fleurit à tout crin,
il n'en est pas de même pour les roses qui commencent à fâner en nombre. Certes, chaque jour on a des roses à ôter mais là, il va y avoir de moins en moins de roses fraîches pour remplacer celles que l'on retire. Heureusement, le rosier polyentha va prendre le relais pour laisser de la couleur à la haie...
Alors ? N'était-elle pas jolie, la surprise du jardin ? Qu'en dis-tu ?
A pied ou à vélo?
Pour moi ce sera "à pied" si tu veux bien. Le vélo n'est qu'un vieux souvenir maintenant. Pas forcément mauvais, d'ailleurs. Mais il y a plus de vingt ans, déjà, je trouvais la circulation automobile un peu trop invasive dans mon espace cycliste. Et pourtant, j'étais à la campagne ! Ici, en bord de mer, pas question de faire du vélo.... Ouh la la, beaucoup trop risqué pour moi !!!
Alors balade à pied. Quand je peux, quand la fibromyalgie veut bien que je marche, j'aime. Hier, c'était bien : promenade en bord de mer avec, d'abord, le passage dans une rue que je n'avais encore jamais visitée. Elle grimpe dru, c'est un peu rébarbati de prime abord. Mais, tout en haut, on se retrouve "ailleurs". Les maisons sont grandes et cossues dans des terrains gigantesques qui n'ont pas (encore) été partagés. Certains ont un grand et beau jardin, d'autres ont carrément un parc. Difficile de faire des photos mais on est dans un esprit "campagne" très dépaysant.
Un cerisier en fleurs commence notre périple. Je n'avais pas vu l'arbre fleurir or, si je considère qu'il y a déjà de minuscules cerises, j'en déduis que la floraison est déjà bien avancée.
Plus loin, une rencontre fugace mais tellement attachante : une libellule. La belle est un peu starlette et aime se faire photographier. Elle sera à côté de nous puis plus loin devant et, quand nous aurons fait demi-tour, elle sera de nouveau à nos côtés, restant sans bouger sur les feuillages le temps que je la photographie. Si tous les sujets vivants étaient aussi complaisants !!
Notre objectif premier n'était pas cette rue pentue que nous avons gravie mais plutôt le parc ombragé qui se penche, tel un balcon, au-dessus de la mer.
La première partie du cheminement nous donne une vue sur le port. On ne s'en privera pas !
Il y a du monde sur l'eau ! Une brise permet de jouer avec les voiles et met un rien d'animation à la surface de l'eau. Un temps idéal pour les voileux, un temps très agréable pour les marins.
Certains pilotent des engins un peu plus volumineux. Pourtant, si je vois bien, il me semble que le skipper est seul à la barre et qu'il n'a pas de mousse avec lui. C'est très risqué, ce qu'il fait là. En cas de chute à l'eau, le bateau part seul et qui récupèrera l'homme à la mer ?
Le bol d'air a été avalé goulûment. Il ne reste plus qu'à rentrer à la maison pour se remettre de l'effort. Alors ? Elle était bien cette balade marine ?
Quoi de neuf ? Ma foi... pas grand chose !
Au jardin, les insectes continuent de bourdonner. Le citronnier fleurit et sent infiniment bon, les oiseaux nous visitent avec, parfois, une jolie surprise comme ce rouge-queue installé dans la haie à côté de la maison. Cela fait trois années qu'il niche dans cette haie. Ni avant ni après nous ne le voyons mais là, la chance a été avec moi car, outre le rouge-queue qui vient rouspéter dans notre jardin, j'en ai vu un autre au port où j'étais allée me promener.
Le mien est un juvénile, celui du port un adulte qui ne cherche qu'une chose : se cacher, gris sur caillou gris, pour se faire oublier...
Je suis aux anges car les abeilles sont revenues. Le voisin apiculteur aurait-il ajouté une ruche ? Quelqu'un d'autre se serait-il mis à l'apiculture ? Cela semble tellement dans l'air du temps.... Peu importe, je les aime, elles sont l'indicateur de la vie du jardin, de la vie saine du jardin...
Si le rosier grimpant ne sent rien, les oeillets, eux, embaument quand on passe auprès d'eux. Un bonheur !
En promenade à la mer, il faut rechercher les endroits peu fréquentés et ils deviennent de moins en moins faciles à trouver.
La promenade se termine dans mon ancien fief. La mer s'est retirée très loin malgré le petit indice de marée. Presque à l'horison, les zones d'élevage de moules font un damier sombre contrastant et plus près de nous....
deux chevaux attelés s'entraînent à pousser le trot sur de grandes distances. Il faut qu'ils en profitent avant que les vacanciers n'encombrent leur espace de course...
Et c'est ainsi que s'achève notre promenade. Respirer librement fait du bien même si nous portons toujours un masque de protection. Une autre sortie, à pied celle-là, a encore été l'occasion de quelques photos. Tu veux te promener au bord de la mer ? Oui ? Alors patiente un peu, de tout je m'occupe !
Le printemps, c'est les fleurs, les parfums....
Eh oui, le printemps c'est : des fleurs, des parfums, des insectes, des herbes, des rayons de soleil, de la chaleur, des reflets....
Quel plaisir, le matin, de recevoir les premiers rayons tout chauds. L'arrosage du jardin a commencé mais, hélas, le temps fait son oeuvre et les fleurs fânent quand même. Moins vite peut-être mais elles fânent tout de même !
Oui,, je sais, j'ai parlé d'insectes et là, pour un bel insecte, c'est un sacré specimen ! Lui, pour l'instant, s'intéresse aux oiseaux qui ne manquent pas et qui restent assez inconscients des dangers qui rôdent et aux musaraignes (il en a attrapé deux dont une si petite, si petite....) qui sortent à la tombée du jour.
Ceci est la toute première rose simple que m'a donné un rosier planté voilà trois ou quatre ans. Il m'a été donné par une amie, Martine, qui en a un qui escalade tout un mur de maison. C'est un rosier très vigoureux et florifère. D'ailleurs, à l'heure où j'écris ce billet, deux autres roses se sont épanouies. La couleur est vive et les branches, en lianes vigoureuses, se sont lancées à l'assaut du vilain mur de l'arrière de la maison. Il finira caché complètement, celui-là !
Et pourquoi voudrions-nous sortir du jardin ? Pour aller à la plage ? Mouais.... peu tentant !!
Trop de monde, trop de risques ! Cela dit, à propos de visiteurs, il en est un qui a tenté sa chance dans le jardin. Je l'ai trouvé calmement posé à proximité de Nelson. Ils ne se disaient rien du tout. Mais il a suffi que je sorte sur le pas de la porte pour que Nelson se mette à courir derrière "Copain" comme nous l'avons appelé. Celui-ci a sauté la clôture et n'est pas revenu. J'aime autant !!!
La passiflore a entamé une deuxième floraison. L'arrosage semble beaucoup lui plaire. Et, parce que Mai est le mois des roses au jardin, notre voisine nous a offert, à chacune qui sommes auprès d'elle, un très joli bouquet odorant.... C'est ravissant et tellement gentil !
Le citronnier de la terrasse
Ce fichu article qui ne veut pas montrer mes photos m'énerve au plus haut point. Je n'y comprends absolument rien. C'en est même mystérieux ! Je m'y suis reprise à trois fois, j'ai modifié la date de publication, j'ai refait une publication immédiate et les photos ne s'affichent toujours pas.... Pourquoi ? Qui aurait une explication ?
Mon idée première était de montrer mes plantes grasses et mon citronnier tout moche ainsi que le phalaenopsis rose qui achève sa floraison. Je suis têtue, j'insiste et je recommence !!!
Ce pauvre citronnier, disais-je, si abîmé bien que je l'ai mis à l'abri tout l'hiver et arrosé régulièrement pour éviter qu'il se dessèche... En tout cas, le voilà qui sort des fleurs qui sentent tellement fort, tellement bon .... un régal !
Et mes plantes grasses que j'ai mises sous la table de jardin tant le vent risque de renverser les pots.
Et puis l'orchidée. Le phalaenopsis rose qui achève sa floraison et qui sème les fleurons, un à un, sur le carrelage...
C'est le dernier essai que je fais avec ces photos maudites dont mon blog ne veut pas. Si elles ne sont pas admises cette fois-ci, je renonce.....
Avril, frissons de jardin et dernières grisailles, deuxième édition !!!
Je suis revenue pour la énième fois sur cet article intitulé "Avril, frissons de jardin et dernières grisailles" car l'édition originale me montre les images qui, pourtant, n'apparaissent absolument pas lors de la publication. Cela restera une énigme. Je n'y comprends absolument rien !!! Donc je recommence un article, à un moment différent, et je vais voir si cette fois la publication révèle, ou pas, les images que j'avais choisies....
Et, vérification faite, TOUJOURS RIEN !!!!
En attendant, il faut se contenter des fleurs de l'intérieur. Cette première orchidée est en fleur depuis le 14 février et elle sent encore très bon même si le parfum ennivrant des premiers jours a quelque peu disparu.
La Phalaenopsis rose fait merveille à l'heure où il y a encore pénurie de fleurs.
Tempête au jardin
Le vent a soufflé très fort pendant trois jours ces derniers temps et, ce matin encore, il secoue les feuillages du jardin. Lors de la tempête, il y a eu des dégâts parmi les fleurs et les arbustes. Le chemin, les angles de notre cour, les pieds d'hortensia ont été envahis de feuilles arrachés aux arbres voisins. Il y a même eu des petites branches enfeuillées à joncher la rue. Bien sûr, ce n'est pas sans laisser de traces. Hélas !
Alors, avant que le petit vent qui perdure, avant que les averses ne reviennent, j'ai cueilli ce qui pouvait être sauvé ou j'ai photographié ce que je sais qui disparaîtra à force d'être secoué :
Une bonne partie des roses d'abord car nombreuses sont celles qui ont laissé tomber tous leurs pétales à leur pied.... dans mon bouquet, les roses violines sont extrêmement parfumées. Le bouquet n'aura duré que deux jours, les fleurs étaient fatiguées et l'ambiance chaude de notre intérieur n'aura pas permis de faire durer cet assemblage !
J'étais contente de mes pavots car à peine une fleur fânait-elle qu'une autre arrivait. C'est probablement la fleur qui supporte le plus mal le vent et d'être secouée. Cette photo les as saisies au mieux de leur épanouissement avant qu'il ne reste que les jolies capsules à graines. Une fois sèches, elles deviendront de beaux éléments secs qui pourront être ajoutés à un bouquet moderne.
Les orchidées terminent aussi leur floraison. Cette Phalaenopsis n'est pas franchement blanche. Si on y regarde bien, les pétales sont d'un très joli blanc rosé comme si le calice central se reflétait alentour. C'est une couleur nuancée très délicate que la photo ne parvient pas à restituer.
Et je voulais aussi parler du moineau qui, chaque année, passe tout son printemps à défendre son nid situé sous le toit. Il a son poste de vigie au pied du tuyau de cheminée en inox mais il s'y voit et se prend pour un ennemi et s'attaque. A longueur de journée il s'insulte bruyamment, il donne de violents coups de bec à son reflet (il en a fait une marque sur l'inox) et il s'attaque, toutes griffes en avant, avant de filer chercher quelques petits insectes pour nourrir sa femelle qui couve ou les petits quand les oeufs ont éclos.
Pauvre petit moineau qui mène une vie stressante, persuadé en permanence qu'il est menacé dans sa tranquillité et sa famille.... Quelle vie !!!


































































































