R. I. P
Virée en Normandie
Deux vraies journées sur place, quatre demi-journées en enfilade pour se promener dans une Normandie très occupée à fêter le 70ème anniversaire de sa libération. C'était un plaisir d'être reçus chez des amis qui, comme nous, ont saisi l'instant de la retraite pour filer en bord de mer. Pour nous la Bretagne, pour eux le maintien en Normandie mais au bord de l'eau.
Que faire de ses invités quand le ciel est incertain, voire quand il pleut ? Une visite au Musée, peut-être ..... Moi je me suis régalée d'un florilège de la peinture Hollandaise du 17ème siècle et des installations proposées par quelques jeunes artistes de divers pays qui restaient en accord total avec le contenu des tableaux : natures mortes, paysages, portraits ou encore vêtements.
A ce propos, un petit jeu : à ton avis, qu'a employé l'artiste qui a réalisé cette robe ? La réponse te sera donnée demain !

Depuis les remparts du château, la vue sur la ville est superbe. La zone de plaine envoie le regard à des kilomètres.
Et dans la cour du Musée, une copie de statue de Robin, néanmoins coulée en bronze voilà quarante ans tout juste, à l'heure où un nouveau film de Jacques Doillon sort sur les écrans avec un Rodin incarné par Vincent Lindon. Je n'ai pas vu le film. Mes amis, eux, l'ont vu dès sa sortie mais n'ont pas apprécié. Dommage. Je resterai certainement sur le film que j'avais vu avec Gérard Depardieu pour interprète.
Après la visite au Musée, petit tour sur les remparts pour comprendre les fouilles qui ont été faites et qui ont remis à jour les restes du château de Guillaume, duc de Normandie. Le monument était énorme ! 5,5 hectares pour l'un des plus grands châteaux d'Europe tout de même !!!
Dans les douves herbeuses, des moutons à tête noire broutent allègrement et en liberté.
Puis un petit tour en ville de Ouistreham et un instant de retour dans notre enfance : un rémouleur en pleine action ! Il faudrait bien qu'il en pédale quelques-uns chez nous. Je connais quelques quilteuses qui seraient heureuses de lui faire affûter leurs ciseaux.... Une image que j'ai tenu à faire car je doute que l'on en voie encore beaucoup et, pour mes petits-enfants, c'est une image didactique intéressante.
Bien sûr, pas de Ouistreham sans un tour à la plage, longue, longue, longue....
Où la mer était houleuse et le vent, parfois, très violent. Pour preuve, ce nuage de sable qui a couru soudain vers les collégiens en plein cours de handball sur plage.
Mais pas de quoi faire frissonner les feuilles de cet arbre de l'amitié franco-allemande.
Une longue balade à pied et nous rallions les ferries, toujours aussi impressionnants.
L'après-midi, promenade à Cabourg avec, sur le trajet, un petit arrêt sur le Pegasus Bridge.
Les canards, figures de l'endroit, semblaient faire la queue pour commander leur repas à l'auberge. Trop drôle !
Pour autant que les lieux puissent être émouvants et que certains véhicules puissent être rares (pour ceux qui roulent encore), je reconnais que je préfère certaines architectures Cabourgeoises à l'Histoire. Je connais d'ailleurs un GI qui, au fil des reconstitutions, commence à trouver les lits de camp très inconfortables.
Une autre fois j'aimerais visiter l'église de Cabourg qui semble cacher, entre ses murs, une histoire architecturale à rebondissements.
Mais la palme reste à la ville de Cabourg !
Et, au retour, dans le petit bassin du jardin, une des trois grenouilles acceptait enfin de se laisser photographier. Etonnant : les grenouilles ont des personnalités très différentes. Il en est une qui plonge dès qu'elle aperçoit le moindre mouvement et il en est une qui te regarde avancer et semble t'écouter lui parler. Bien sûr, si tu t'agenouilles auprès d'elle, elle finit aussi par plonger dans l'eau sombre parmi les carpes Koï rouge, orange et tachée de noir. Le vent avait fait tomber plein de feuilles sur l'eau ; ma petite grenouille a posé le menton sur une des feuilles, comme pour démontrer son flegme et sa confiance.
Et, pour la toute dernière promenade matinale, juste avant de repartir, une belle balade à pied à la Pointe du Siège où un observatoire, situé à 6 m de hauteur, permet d'observer à 360°, paysage et faune.
Et, enfin, retour au petit port qui s'étend au pied du phare, seul phare du Calvados qui se visite me semble-t-il...
Pourtant, tout commençait si bien...
Je ne peux pas me faire à l'idée que la pluie et le vent soient revenus, en choeur, pour abîmer toutes les jolies fleurs du jardin. Pourtant cela commenaçait si bien....
Le Ghislaine de Féligonde, replanté à partir d'une bouture de tige, est parti à l'assaut du mur et nous gratifie de ses fleurs trois couleurs : orange en boutons, rosées à l'éclosion et blanches à la maturité,
Les rosiers orange, tous issus de boutures par tiges, donnent également des roses de belle taille pour la première année...
Les griffes de sorcières développaient une première fleur avant que la pluie n'arrive,
Un mini rosier est également tout en fleurs,
Une bouture de l'année dernière se lance aussi dans la danse même si des pucerons l'ont choisie (je te rassure, j'ai nettoyé le bouton floral) ...
Pour la première fois aussi, la clématite près du réservoir d'eau nous donne une belle grande fleur rose,
En face le rosier polyentha explose en petits boutons roses contre le mur,
Une autre bouture prend de la force et associe son rose indien au gris bleuté des feuilles d'oreilles d'ours,
Encore en bouton, pas encore bien fleurie, une autre bouture qui ne mesure pas plus de 25 cm de haut s'apprête à épanouir sa première fleur,
Le bergera est devenu plusieurs,
Le premier hortensia se décide à fleurir et il sera suivi par d'autres qui préparent leurs inflorescences. Cela dit, si quelqu'un ne se plaindra pas de la pluie, c'est bien lui !
Enfin, en intérieur celle-là, une plante miniature que j'avais achetée pour garnir un cadre à plante, a finalement trouvé place dans un petit pot pour prendre place sur mes étagères. Ses jolis pieds bulbés m'ont beaucoup plu. Je n'ai pas eu le coeur de mettre cette petite plante dans le cadre car les plantes n'y survivent pas très longtemps : il y a trop peu de terre pour les nourrir. J'espère que ma sélection paiera et que j'aurai une belle grande plante d'ici peu ? J'imagine qu'il s'agit d'une espèce de sous-bois qui aime l'ombre. Mais je me trompe peut-être ?
Et puis je mets sous haute surveillance un pavot qui a trouvé place dans une bordure. Depuis le remaniement du jardin, je n'ai pas semé de graines de pavot. Alors s'agit-il du pavot saumon que j'avais en Normandie ? S'agit-il d'une graine du pavot rouge que j'avais récupérée chez ma mère ? J'ignore ce qui fleurira..... Alors, guettons...
Mais alors, que faire par ce fichu temps ?
Juste du collage. Certes. Mais un agréable temps de récréation...
Après l'été, l'automne....
Depuis hier dimanche, la pluie est arrivée. Abondante, rafraîchissante pour le jardin mais tellement désagréable quand on a pris l'habitude du soleil et de la chaleur. Dur, dur !!
Alors je n'ai qu'une envie, me retrouver samedi soir quand en revenant du Val André, je regardais les champs de blé en train d'onduler sous le petit vent du soir tandis que ployaient les bourgeons des coquelicots dont la tête trop lourde annonçait déjà une jolie fleur plissée à naître....
Retour par Erquy où la Sainte-Jeanne nous attendait, sage et silencieuse, sur l'eau. Nous l'avons vu construire, nous l'avons vu se lancer à l'eau pour la première fois et la voilà, toute belle. J'aime la revoir et chaque fois c'est un vrai plaisir...
Le temps était si beau et si chaud qu'un groupe de jeunes hommes avait entrepris de se faire transporter à bord d'une banane, tractée par un zodiac.
Mais quand le tracteur va un peu trop vite et quand le virage est un peu trop serré, tout le monde boit le bouillon !
Mais ce qui ne bouge pas et qui attend le promeneur tardif, c'est le paysage d'été : du blé et, bien sûr, des coquelicots.... Un ravissement !
Même si, curieusement, de jolies fleurs jaunes se sont invitées dans ce bouuet bucolique....
Si le blé pousse aussi vite et grossit de même, la farine sera belle !
Exposition de peinture au Val-André (22)
Aux derniers jours de mai, j'avais annoncé cette exposition assez originale puisqu'une grande partie des artistes exposants seraient en extérieur. Ainsi, le public allait pouvoir visiter les oeuvres tout en marchant sans hâte sur cette très longue promenade qui longe toute la plage du Val André, près de Pléneuf et Erquy pour situer un peu.
On nous avait annoncé un changement de temps mais c'est sous un chaud soleil et avec un rien de vent que j'ai fait, moi aussi, cette longue marche en arrêtant mes pas de tente en tente, de tente en salle d'exposition où une autre moitié d'artistes avaient aussi accroché leurs toiles ou posé leurs sculptures.
Très honnêtement, j'ai pratiquement tout aimé : les organisateurs (l'organisatrice notamment) avaient invité d'excellents artistes dont les productions étaient très intéressantes. C'était amusant d'entrer sous une tente, d'entendre les visiteurs sortants s'exclamer "ben là, tu vois, je n'aime pas du tout ! Je n'irais pas voir ça s'il n'y avait que ça à voir" alors que nous, nous restions sous le charme dès l'entrée, incapables de dire lequel de tous ces tableaux pourrait avoir notre préférence.
C'est là tout l'intérêt de l'art qui descend dans la rue : il fait venir à lui le public et lui permet de s'intéresser, de se cultiver, de poser des questions et de se former un goût. Dans le monde des arts, il y en a pour tous les goûts. On aime, on n'aime pas..... Peu importe ! On regarde. Interroger l'artiste qui développe sa démarche et ses techniques, c'est aussi s'instruire. C'est ce partage et cet enrichissement croisé qui ont poussé les organisateurs à envisager l'extérieur comme lieu d'accrochage.
Plusieurs artistes nous ont enthousiasmés mais certains ne voulaient pas que leurs oeuvres soient photographiées. Je comprends. Il est vrai que même si mes photos sont prises de loin, même s'il n'est pas possible d'analyser puis de copier les techniques, il est possible de copier le style, les couleurs, la composition. Alors merci à Yannlugg d'avoir accepté que je photographie son stand. Pour ceux qui aiment ce qu'il propose, il faut savoir que l'an prochain il exposera à Caen (14),
Nadine Pothier propose une peinture très douce, faite d'impressions en ombres et lumières. Un peu de matière en relief parfois, des formes géométriques à main levée souvent, des couleurs qui se mêlent et s'épousent toujours.
Navrée que la carte de Marie-Pierre Jan soit totalement floue. Je l'ai maintenue cependant afin que tu puisses aller visiter son site (mapijan.livegalerie.com) et, ainsi, relever ses coordonnées plus précisément. Chez Marie-Pierre Jan, c'est un univers qui t'attend. Un monde de couleurs, un monde dessiné sur des supports parfois étonnants comme ces arbres découpés dans une feuille de métal ou ces pommes que l'on peut poser chez soi et tourner à l'envi pour découvrir, chaque fois, un paysage différent. Il y a quelque chose de sucré dans ces tableaux-là où l'on peut retrouver des formes évocatrices de pommes d'amour, de sucettes, de bonbons. Pour une fois, la gourmandise n'est pas conseillée, elle est recommandée !
En intérieur cette fois, Laurence Brisson présente ses sculptures de papier. Des statuettes aussi compactes que si elles étaient en bois même si elles sont en papier et pleines de papier. La masse de papier est sculptée et permet des formes rondes et douces contrairement au papier mâché dont la surface reste accidentée. Sur ces personnages "à la Botero", l'artiste dessine des motifs qui tiennent du zentangle et des signes arborigènes avec de l'encre indélébile qu'elle fabrique elle-même. Pour tout dire, j'adore !!! D'ailleurs une des sculptures me faisait de l'oeil mais j'avais déjà fait un premier achat chez Nadine Pothier. Alors une autre fois certainement....
C'est Joëlle Quilin, dont j'ai déjà parlé, qui m'avait adressé l'invitation et l'affiche que j'ai mise en ligne voilà une dizaine de jours. Elle sait que nous aimons les expositions de peinture et de sculpture et les bonnes expositions en particulier. Elle ne nous a pas menti : c'est une exposition superbe et nous y reviendrons dès que la manifestation se reproduira car le principe existe depuis longtemps déjà. Cela avait commencé par une exposition d'oeuvres d'amateurs dans une ambiance très garden-party et puis le projet s'est affiné au fil des ans pour devenir cet évènement de qualité.
Le beau temps, l'endroit, la situation piétonnière, les salles d'exposition ajoutées aux stands sous tentes, tous les feux étaient au vert pour que le week end d'exposition soit une réussite. Il reste une journée encore et j'espère que ma présentation encouragera certains Costarmoricains à pousser jusqu'au Val André !!
Et notre petit achat :
de Nadine Pothier.
Des fleurs, des fleurs et encore des fleurs
Quand elles finissent de fleurir au jardin (ou presque), il faut profiter d'un moment de visite en jardinerie pour photographier quelques autres très beaux specimen.
Voici donc ma collecte pour un bouquet virtuel :
J'ai vraiment marqué un temps d'arrêt sur cette très belle fleur. Leucospermum Leptospermum (hum). Un nom à retenir pour qui peut se permettre un beau buisson fleuri dans son jardin....
Des lis, de toutes les couleurs, comme on ne s'en lasse pas,
J'ai oublié le nom de ce bosquet tout rose et si dense...
Et puis les iris sur une palette incroyable, avec des pétales frisés parfois ou simplement ourlés de couleur,
Ou les hibiscus, si élégants.
Alors comment rester insensible devant une jolie petite maison blottie au milieu de ses fleurs, lovée dans son jardin où l'on a préparé une petite table et quelques chaises ? Un joli hâvre de senteurs :
Bon week end de Pentecôte !!
Plantes grasses ..... ou pas... !
J'avais promis la photo des petites plantes grasses artificielles, faites en papier, quand elles seraient à leur place. Voici donc, sur le mur, cette porte métallique qui cache le compteur électrique et les petits pots aimantés où les plantes trop petites, ne parviennent pas à survivre.
Malgré leur aspect très confondant, je continue de ne rien aimer autant que ces herbes sauvages qui deviennent des bouquets de saison irremplaçables.
Nature
Dans la nature, il y a ces décors naturels qui ont enchanté certains jours de notre jeunesse et que nous avons totalement oubliés.... J'ai voulu revoir le Tertre Aubé parce qu'à en parler, je n'avais pas d'images en tête. Mais y retourner n'a rien rappelé à ma mémoire : ni le lieu même aujourd'hui dédié aux besoins des chiens du quartier, ni la vue que l'on a depuis ce promontoire, ni les éléments dont ces arbres devenus énormes qui étaient déjà là sans doute...
La nature mène sa vie et nous la nôtre. La nature n'a pas besoin de nous alors que nous avons tellement besoin d'elle. Et le grand cycle de la vie n'est pas près de s'achever.....
Et ce, malgré certains qui prennent avec gourmandise le dernier soleil du soir....
Soleil du soir qu'il faut savoir apprécier car les lendemains matins ne sont pas forcément ensoleillés !
Bricolages
Au pluriel ? Oui, au pluriel. D'abord il y a eu une carte que nous avons faite en club de patch et que j'ai terminée pour la Fête des Mères :
Avec la même matrice de coupe, il est également possible de monter une petite boite. Celle-ci a été ajourée pour devenir un diffuseur de parfum. Dans la boite j'ai mis un sachet avec de la lavande dont le parfum s'échappera par les trous de décoration, à la manière des moucharabieh.
Et puis, en art textile, j'ai fait un nouveau protège-carnet.... En l'occurrence, un protège-cahier où je vais pouvoir reporter les notes laissées sans un premier cahier répertoire monté sur spirale mais dont les pages ont laché petit à petit. Le nouveau cahier de notations sera peut-être plus résistant ? En tout cas, il sera plus joli !!!
Le travail a commencé avec de la broderie sur tissu teint à la soupe de rouille. J'ai dessiné, à l'aide d'un stylo qui s'efface à la chaleur, les motifs que j'ai brodés ensuite : des aulx décoratifs, boules rondes et violettes, des rudbekias orange aux pétales retombants, des fleurs de cerisier, si discrètes, des fleurs de myosotis semées ça et là, des ombellifères graciles brodées au point de noeud, un pissenlit dont la fleur se sème au vent....Eleias peintes avec la pointe d'un pinceau, mon premier essai avec un fagot de cotons-tiges en main n'ayant pas été si convaincant....
Ensuite c'est l'ajout de dentelles, blanche pour l'une, couleur saumon pour l'autre.
Enfin voilà un bouton original autour duquel pourra s'enrouler le ruban cousu en même temps que j'ai posé la doublure et le molleton intermédiaire.





















































































































