4 juin 2008
Mon dernier bouquet
Voilà, j'ai donné mon dernier cours d'art floral et j'ai passé le témoin à ma remplaçante. Elle animera les groupes que je quitte... un peu tristement. J'ai bien l'intention d'y aller voir, au moins une fois, histoire de donner le petit bonjour à celles qui sont restées avec moi un an, deux ans, cinq ans... eh oui... ça va vite !!!
Je n'ai pas mis la photo du dernier bouquet avant le cours mais vous ne m'en voudrez pas ?
J'explique. Il faut un contenant (profond c'est pas mal aussi à condition qu'il soit stable, voire alourdi de cailloux au fond). De la mousse mouillée qu'on place dedans et qui s'arrête à ras l'embouchure. On ajoute une écorce sympa, trouvée lors d'une petite promenade à pied, deux branchettes de saule tortueux. Pour la verdure, pas grand chose : 3 feuilles longues (ici Pandanus) et deux fleurs (ici Leucospermum). Les fleurs sont au choix ; les arums rendent un bel effet et l'on peut en présenter un couché, la tige arrondi après assouplissement.
D'abord, il s'agit de tailler une extrémité de l'écorce en pointe pour la ficher à l'arrière de la composition, dans la mousse. Le haut de l'écorce ne sera pas nette du sciage mais accidentée, c'est mieux.
Devant l'écorce, placer les branches de saule tortueux en les débarrassant des branchettes secondaires inappropriées pour ne garder que les lignes fondatrices du mouvement de côté.
Devant et sur chaque côté, piquer une feuille. Chaque feuille va représenter le vent, l'eau, la terre. Le vent sera tourbillonnant et ascensionnel, l'eau sera cascade plongeante, la terre restera au niveau du sol où s'enfoncent les arbres.
Ce n'est qu'après le placement de ces éléments que les fleurs, symboliques du soleil qui se lève, trouveront leur place, laissant une bonne vision de l'écorce au fond.
On pourra cacher l'oasis (pour qui c'est gênant visuellement) avec de petits morceaux d'écorce, avec de la mousse des bois, des morceaux de feuilles en veillant à garder une surface plane, dégagée, lisible. C'est le principe de base de l'Ikebana.... "Pas de discours futile, de verbiage inutile. Une vision synthétique, simple et apurée d'un endroit de la terre ou du coeur des hommes". Et, maintenant, mieux qu'un autre discours :
Quand le soleil se lève et se met à chauffer la terre, s'élève alors une brume matinale au contact de la rosée trop fraîche.
Quand le soleil se lève et se met à chauffer la terre, s'élève alors une brume matinale au contact de la rosée trop fraîche.





















































































































