Olivia Uffer et bien d'autres....
J'adore !
J'adore !
J'ai rapporté de quoi faire les rideaux. Yapuka...
Un peu de piqué libre qui redonne du volume aux formes et je vois un paysage du Lubéron. Bon, le verso me plaît et les espaces laissés libres vont me permettre d'ajouter mon nom et la date. Oui, mais, le recto ?
Il me paraît un peu vide. Je cale. Une fois encore, je réfléchis à voix haute et, au moment où une amie me suggère de soumettre la question à toi, public lecteur, afin que tu me donnes un avis, une nouvelle idée m'arrive. Je possède, dans un petit coin, de petites pierres devenues perles à coudre.... Eh ben, voilà.... Il y a bien des cailloux et des sols rocailleux dans le Lubéron, non ?
Ah, au fait, petite question : on dit Lubéron avec l'accent sur le E ou bien Luberon... D'aucuns disent que la seconde orthographe et cette prononciation tracée "Lub'ron" seraient un effet de mode, un snobisme récent. Alors, é ou E ? Allons-y voir sur un site touristique....http://www.parcduluberon.com/ ici pas d'accent, mais là ils mettent un accent. Oui, oui, regardez bien... sous la piscine...
Ne sachant pas, j'y ai mis un é...
Cette photo de paysage appartient à Fred, un voyageur qui vent tout une collection de clichés de grand intérêt. A voir et à acheter !
C'est en recherchant des images à propos d'ocre et de couleurs que j'ai élargi aux Himbas.
Cette femme, sa coiffure et l'or qui brille sur son front m'ont inspiré ceci
Ici, il s'agit de tissu rouillé revêtu d'un voile thermocollant double face peint. Les broderies sont colorées après coup à l'éponge avec des peintures acryliques mais aussi des bâtons de pastel gras qui fondent à la chaleur du repassage et s'étendent pour se mêler intimement aux couleurs du support. Et puis viennent des touches de peintures métallisées or et cuivre pour le recto avec, en plus, quelques empreintes appliquées au tampon pour le verso.
Les détails photographiés vous permettront de mieux déduire le travail effectué sans doute.
Allez ... un peu de publicité ne peut pas nuire, n'est-ce pas ? Je viens d'apprendre qu'une personne de ma connaissance a acheté un petit château logé dans la Baie du Mont-St Michel, à un jet de galet de Granville. Le mieux est d'aller visiter le site qui lui est consacré !
Joli, non ? On irait bien y passer un petit week end...
Les fleurs se sont ouvertes avec quelques semaines d'avance, pour preuve le pavot rose qui se prépare à défripper sa robe encore pliée dans son corset
Dans les premières pages de ce blog, vous pourrez retrouver l'éclosion de ce pavot et les photos de ses pétales incroyablement plissés naturellement. Une merveille de la nature, ça aussi !
En tout cas, ma petite vigne, plantée avant l'hiver, est repartie de plus belle. Faut-il y faire quelque chose à cette heure ? Vous qui habitez dans les vignes, vous qui connaissez les soins à apporter, pouvez-vous me dire ce qu'il faut y faire ? La feuille est belle, fraîche et vigoureuse
Et qui profite de tout ça ? Qui se love sous les bosquets, à l'ombre, le nez frémissant de parfums ennivrants ? Qui se frotte le ventre dans la fraîcheur humide de l'herbe tondue ? Qui choisit son petit coin, à l'abri des regards et des courants d'air ? Qui déguste le soleil emprisonné dans sa robe et fait provision de vitamines D ? Je vous le donne en mille :
Notre locataire !
Actuellement, sa maîtresse étant partie pour le long week end de Pentecôte, il se donne encore plus aux trois maisons de ma rue. C'est sans doute chez nous qu'il passe le plus clair de son temps qu'il partage entre un fauteuil du salon, un lit, une étagère de la véranda et la terrasse. Il reste même certaines nuits. Sans savoir son nom, nous l'avions tous baptisé Félix, pour ses couleurs puis, de mauvaise mémoire, l'avons appelé Samy parce que nous pensions que c'était son nom et puis, finalement, c'est ce week end que j'ai appris qu'il s'appelle, en réalité, Timy !!!! Mais, de bon caractère, il répond à tous les noms qu'on veut bien lui donner ....
Cette fois, les techniques plastiques sont un petit peu plus complexes. Il est question de broderie machine, certes, mais aussi de peinture, de teinture, de voile thermocollant double face peint, de fonte, de chauffage, de fer à repasser. Tous ces gestes faits dans l'ordre qui vous convient donnent des résultats différents selon que vous broderez avec un fil clair avant de passer les couleurs ou, au contraire, que vous appliquerez au fer, sur le support de fond, un voile de Vliesofix préalablement teint avec un mélange de peintures textiles passées au rouleau sur le voile humidifié. Faites des essais, il n'y a rien de tel et laissez-vous emporter par votre envie de prospecter... L'imagination est insondable quand on la débride. Si, si !!

Pourquoi "Ocre rouge" ? Parce que...allez-donc voir ici et cliquez sur la ligne Concours 2009 - FR selon que vous êtes Français ou EN si vous pratiquez l'anglais etc...
Et puis, dans la foulée, j'ai aussi mis un petit galon de couleur autour de l'image transférée sur le sac qui m'a été offert l'autre jour à Dinan.
Sac qui a été brodé en souvenir du dixième anniversaire de la boutique Fleur de Lin et Bouton d'Or
Alors vous aussi êtes étonné de le trouver brodé de rouge ? C'est que si Fleur de Lin et Bouton d'Or affiche le bleu sur sa vitrine, il faut savoir qu'il existe aussi, derrière, un peu caché, Rouge Griotte.... Or, en Bretagne je suis "bleu" mais au fond de la campagne normande, je suis "rouge". Alors....
Et voilà comment commence une collection ! Il y a peu de temps, quelqu'un m'a appelée par téléphone pour me demander comment je procédais pour faire mes CDs habillés. Tous les jours je reçois des emails qui me posent la question et là, j'avais en ligne quelqu'un qui n'avait même pas osé poser la question par écrit redoutant de passer pour une sotte. Oh la la... Loin de moi une telle pensée !!! Je donne bien volontiers mes recettes de fabrication quand j'en ai et rien ne me plait plus que transmettre. Pas question de secret en ce qui me concerne, au contraire.
Partant de cette réflexion, j'ai pensé que d'autres avaient peut-être renoncé à me demander comment je fais par crainte d'être mal jugés ou que je ne me prête pas volontiers à l'interrogation. Alors je me suis dis qu'un tutoriel serait peut-être, mieux qu'une longue explication, une illustration idéale pour celles et ceux qui veulent se lancer. Non ?
Voici donc ma façon de procéder et je souligne bien MA façon. Il en est certainement d'autres, aussi efficaces, employées par mes petites camarades de jeu et d'autres encore qui restent à inventer. Aussi, cette "leçon" n'a pas vocation d'en donner une mais, au contraire, d'ouvrir la porte à l'imagination créatrice de chacun....
D'abord, il y a le tissu que l'on choisit (ou que l'on teint) -ici, un tissu teint de rouille comme je les aime- et que l'on prépare afin de lui donner un peu de corps. C'est tellement plus facile de travailler dessus ensuite !
. Je le repasse et je colle au fer, au dos du tissu, un non tissé thermocollant qui va le raidir un peu. Si je souhaite plus de raideur encore, je peux y mettre une seconde couche du même intissé.
Je dessine ensuite, au dos du tissu, la silhouette des cercles qui viendront plus tard couvrir mon CD. Cela me permettra de travailler dans un secteur précis et de ne pas me perdre dans une superficie qui serait coupée ensuite. C'est un moyen pour limiter l'étendue du travail machine qui va suivre.
Je ne sépare pas mes deux cercles mais, au contraire, je vais travailler sur une planche les contenant tous les deux. C'est plus facile.
J'opère donc un premier passage avec différents points de broderie machine et différents fils. C'est le travail à la fois le plus facile et le plus casse-pied : désenfiler et réenfiler sans arrêt l'aiguille n'est pas de tout repos mais j'avoue -chut !- que j'ai le bénéfice d'un enfilage automatique sur ma machine Brother..... Ca aide !! 
Alors, ça va jusqu'ici ??? Le travail n'est pas à proprement parler artistique, le choix des fils et des couleurs va pourtant donner un style à notre CD dès à présent. C'est le moment de créer l'ambiance.
Maintenant, c'est la première étape de la création esthétique. J'ajoute, sur l'ensemble de ma "planche textile", un voile d'organza jaune que je fixe, en place, à l'aide de nouvelles coutures. Plutôt que les faire arrondies comme précédemment, je vais cette fois jouer de trajectoires rectilignes et créer, par des angles, des formes géométriques plutôt régulières. Mes coutures vont délimiter des zones rectangulaires ou triangulaires où, à l'aide de mon fer à souder, je vais découper l'organza pour l'ôter. Je découvre alors le tissu de dessous et les points qui l'ornaient.
Je recommence l'opération avec un organza orange que je fixe, à nouveau, à l'aide de lignes de points. Avec mes ciseaux, je dégage les contours du cercle textile et les zones de marge laissées libres, avec mon fer à souder je découpe soigneusement l'organza d'autres zones découvrant ainsi les épaisseurs du dessous. Je dégage des emplacements qui révèlent leur organza jaune ou qui s'avèrent nues de tout voile de recouvrement. Le hasard fait souvent bien les choses, faisons-lui confiance. 
Le fer à souder étant chaud, je peux adapter des panes spéciales et faire des empreintes décoratives.
Je vais faire ces empreintes sur le tissu brut ou sur le tissu recouvert d'organza, obtenant ainsi des effets tout à fait différents.
Le travail d'enjolivement est maintenant terminé. Il s'agit de passer aux finitions, un peu plus techniques. Tout d'abord, je vais découper mes cercles de tissu en me repérant sur le trait que j'avais dessiné en traçant les gabarits mais je vais ajouter deux à trois millimètres de plus afin de pouvoir "souder" mes deux disques de tissu en enfermant le CD à l'intérieur. Mais je vais trop vite en besogne, procédons par étapes :
Mes disques de tissu sont prêts à être bordés et c'est maintenant que j'observe mon résultat décoratif. Si je devais ajouter quelque chose ou refaire un passage avec un fil de couleur, métallique ou scintillant, ce serait maintenant.
En attendant de broder mon contour, je vais préparer l'attache. La colle aura le temps de sécher pendant que je termine mon travail machine.
Un trait de colle me permet de plaquer une queue de rat pliée en deux qui deviendra cordon d'attache de mon CD si je veux le suspendre.
Contrairement à ce que l'on imagine, border les cercles de tissu d'un point de bourdon machine n'est pas si difficile que cela. Le tissu est assez raidi par le non tissé qu'on a thermocollé au dos, on a calibré largeur de point et espace entre points en faisant un petit essai sur une chute et le disque va "tourner" docilement tandis que les griffes l'entraîne sous le pied presseur. Avec un fil simple, un deuxième tour pourra parfaire le bord, avec un fil de couleur changeante mieux vaut n'envisager qu'un tour pour en conserver tous les effets.
Afin que le tissu ne glisse pas sur le CD que j'ai à mettre en sandwich (ou que le CD ne sorte pas d'entre les pièces de tissu), je vais enduire d'une lichette de colle le plastique du disque ; il sera plus solidaire. En plaçant mon CD au milieu de mon tissu, je constate que j'ai peut-être été un peu "court" en ne laissant que 2 mm de débord. J'aurais dû en laisser trois. Le point de bourdon a parfois ce défaut de faire diminuer légèrement le diamètre du cercle. 
Mais à mon erreur, il existe une alternative : le cordon de passementerie !

Personnellement, je termine toujours les CDs par un rapprochement des bords à l'aide d'une aiguillée de fil. Pour ce cordon beige, mieux vaut un fil beige
Quand les disques de tissu sont de bon diamètre, je rapproche bord à bord les deux côtés mais j'utilise le même fil que celui qui a brodé le bourdon, c'est plus joli. Ici, c'est donc un fil changeant qui reprend du service 
Alors ? Ce n'est pas si difficile, n'est-ce pas ? Vous vous lancez ???? Super !!! Ensuite, reste à envoyer les photos des CDs réalisés afin qu'ils soient mis en ligne sur le site pour faire partie de l'exposition virtuelle des CDesigneuses. Pour cela je vais contacter Nathalie et lui adresser les photos recto verso de chacun des deux CDs que j'ai réalisés au final. 

