Voilà, c'est fini...
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Celui-ci donne presque envie de croquer dedans, non ? Humm... rien que l'idée....
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Celui-ci donne presque envie de croquer dedans, non ? Humm... rien que l'idée....
et on se tient bien au chaud, au coeur de l'hiver, quand dehors la température s'abaisse sous la barre du 0° ce qui n'est pas si fréquent quand même. En tout cas, ça ne dure pas....
Mais je vous accorde que les décorations de Noël trouvent mal leur place chez nous aussi avons-nous limité à une grosse bougie dorée posée sur la table. Une jolie nappe et quelques serviettes ont suffi à nous rappeler que nous étions à Noël.
Hiver comme été, des lumières et des guirlandes lumineuses festonnent les bassins et ajoutent quelques reflets dans l'eau.
Cela crée une ambiance tellement agréable que ces images me manquent à mon retour.
Lieu de quiétude et de respiration loin du lotissement (même s'il est fort calme) où je me retrouve.
Comme tous les abers, la vallée glaciaire qui descend à la mer a creusé un paysage de rochers où la lande essaye de se maintenir malgré les constructions de plus en plus nombreuses. Et quand la maison est dans le style de la région et préserve ses traditions ! Ce n'est pas toujours le cas. Pour preuve : non loin de la plage se trouve un chalet en bois, typique de Savoie ou presque. Il ne faut pas exagérer, quand même..... J'aime les chalets de bois blond et les balustres découpées des balcons mais... là-bas !!! Mes lutins, mes korrigans, en sont tout perturbés. C'est pas chic, ça.
Pourtant, on ne devrait pas manquer d'idées architecturales dans un pareil décor, non ?
Une de mes correspondantes atécéennes m'a fait parvenir un document qui nous explique comment la ville de Sélestat avait mis en place des tours de gardes rémunérés afin qu'à partir du 21 décembre de chaque année, les arbres soient surveillés. Il semblerait qu'en 1521 on ait dû surveiller de près les arbres de la forêt de Kintzheim (localement appelés mais) qui, au moment de Noël, souffraient d'arrachages intempestifs. Toutefois, on nous apprend aussi que quatre schillings sont offerts aux deux ouvriers que l'on charge d'ouvrir le chemin menant à l'endroit de la plantation de sapins afin d'y couper ceux que les bourgeois souhaitent acheter afin de les décorer. Manifestement, de la tradition étaient nés quelques abus qu'il s'est agi de cadrer jusqu'à décision de condamner toute personne qui se rendrait coupable de couper un arbre de Noël hors conditions.
A cela ma correspondante ajoute un petit texte bien adéquat je trouve :
"Le sapin habille par tradition le faîte de la charpente nouvelle,
il devient papier pour notre savoir,
il accompagne notre dernier voyage mais, bien avant, il est le berceau qui voit grandir l'enfant.
Le sapin défie le temps et traverse les siècles, imperturbable et fidèle ;
son histoire est liée à celle des hommes,
à la nôtre depuis des millénaires".
Il est l'heure de démonter le sapin de l'année 2007. Combien vont sécher au fond du jardin ou se retrouver à la déchetterie en vue d'être réduits en copeaux ? 

Je me suis réellement bien régalée !
J'aime beaucoup la broderie sur lin et je trouve le résultat tellement clean. Pas vous ?
Ben oui, je sais. Pas bien compliqué et donc vite fait ? Certes.... sauf que j'ai eu les jambes (et donc mon élan) sciées avant que d'avoir fini. Ayant brodé l'initiale L, je destinais cette enveloppe de coussin à ma fille mais, en bonne mère qui sonde les âmes avant de faire les cadeaux, un jour que nous étions ensemble en ville devant un dessus de chaise qui s'apparentait à cela, elle m'a dit "ce n'est pas mon style". Paf ! Assise la maman... et la housse de coussin est restée là, épingles en place qui n'attendaient qu'une piqûre de machine pour regagner leur champignon du départ. Loupé ?
J'ai un époux dont le prénom commence par la lettre L. Sera-t-il dupe ?
Hélas non. Et forcément puisque je lui avais annoncé mon projet : faire une housse en assemblant quelques tissus que j'aime et cette bande cache-sommier brodée main dans laquelle j'ai taillé mes petits rideaux de buffet de cuisine en Bretagne.
N'aime pas bien les trucs anciens, ma fille ! Bon ce sera alors le L de La maison.... Na ..... A moins qu'en le voyant............... Comme moi avant de lire le seul livre qui en parle ( "Tissu d'histoire, Histoire de tissu" - l'atelier Buquet, illustrateur de mouchoirs de Rouen au 19ème siècle -), vous ignorez sans doute ce que sont les Mouchoirs de Rouen ?
C'est ça :
Il faut que je prenne garde et ne pas faire de mes explications un second livre. Ce serait lassant. En fait, après l'engouement pour les indiennes au 17e siècle, on a interdit leur reproduction afin de favoriser un peu les créations françaises et de revaloriser l'existant patrimonial. Il a donc fallu que les imprimeurs sur tissu se tournent vers un autre produit. Outre les tissus d'ameublement ou le linge de maison, il y avait également ce foulard que les hommes portaient autour du cou et qu'on appelait mouchoir à cause de sa forme carrée.
Nous sommes dans une période où les costumes régionaux sont toujours portés, dans une période de chaos politique, dans une période où l'on apprécie le tabac que l'on chique. Nécessité donc d'employer les mouchoirs également à des fins de mouchage de nez.
Belle occasion de communiquer comme on le fait aujourd'hui sur les tee-shirts à slogans par exemple. Il sort alors tout une série de mouchoirs à rôle "décoratif, emblématique, informatif ou même, pour les mouchoirs d'instruction militaire, un rôle d'enseignement".
Parmi les mouchoirs "fantaisie", certains porteront l'illustration de la vie quotidienne, tantôt pratiques,
tantôt humoristiques, tantôt didactiques. Par exemple, un mouchoir appelé "Le médecin dans sa poche" comportera un cartouche par maladie communément contractée avec, illustrés, les gestes et produits utiles pour sa guérison. Parfois, cela traitera des savoirs populaires (adages, fables, contes), des fêtes, des voyages, des grandes expositions, des relations avec le reste du monde, de morale, de religion, de politique intérieure avec, entre autres sujets, des mouchoirs d'instruction militaire.
Soit il s'agit de manuels techniques (tous les soldats ne savaient pas lire mais pouvaient déchiffrer les illustrations pour nettoyer un fusil par exemple), soit il s'agit d'encourager les troupes avec le récit d'actes héroïques qui vont les stimuler sur le champ de bataille.

Voilà pour le cas où notre soldat manquerait d'initiative patriotique !
Après qu'il a servi sous les drapeaux, le soldat reste réserviste durant 20 années ! Mieux vaut lui garder la mémoire fraîche en cas de rappel au moment d'hostilités guerrières. Ce mouchoir "aide-mémoire du réserviste" date de 1880.
Parce qu'il fallait en éditer beaucoup, les imprimeurs de la société spécialisée de Rouen choisissent de procéder à l'aide de rouleaux gravés pour poser des couleurs qui deviennent artificielles grâce aux recherches des chimistes. Parfois, il faut tout de même employer la plaque de cuivre pour les petites hachures difficiles à reproduire en finesse. A propos de finesse du trait, je trouve que la gravure est particulièrement jolie, non ?
Peut-être possédez-vous, au fond d'un tiroir, un mouchoir hérité de votre grand-père ou arrière grand-père ? J'admets que ce n'est guère facile à porter de nos jours mais je sais que le costume normand, qui prévoit un tour de cou rouge, participait à la diffusion de ces Mouchoirs imprimés à Rouen. Soit il était largement lisible, soit il était noué en cravate et les illustrations se trouvaient alors cachées, connues seulement de son possesseur.
A retrouver au Musée des Traditions Populaires et Arts Normands de Martainville ou au Musée industriel de la Corderie Vallois à Notre-Dame de Bondeville, tout cela en Seine-Maritime à l'occasion d'une balade normande.
NB..... En ce 21 novembre 2014, presque 7 ans jour pour jour après mon article, je reviens pour ajouter un site créé qui propose des mouchoirs. Mouchoirs de jadis, mouchoirs d'aujourd'hui, mouchoirs brodés, mouchoirs précieux, mouchoirs humoristiques..... un produit désormais mal connu qui vaut qu'on refasse connaissance : http://merrysquare.com/