Qu'il en est tombé, de l'eau, de l'eau de pluie, de l'eau de là-haut !!! Au point que toute notre zone est déclarée en catastrophe climatique avec des inondations en nombre, des glissements de terrain, des affaissements de routes voire même d'esplanade, comme ici près du Casino.
Et non, je n'ai pas fait de photos car je n'aime pas beaucoup me rendre sur les zones sinistrées juste "pour voir". La destruction, quelle qu'elle soit, est un tel effondrement pour les gens sinistrés que ça me fend le coeur. Les journaux télévisés régionaux et nationaux ont largement diffusé les images de ces catastrophes. Je préfère, et de loin, photographier le soleil revenu même si l'automne s'est installé : les nuits sont fraîches, les petits matins frileux et le soleil, bien que présent, n'a pas une fidélité à toute épreuve.
Hier samedi 4 octobre, l'air était très chaud encore bien que nous recevions la queue d'une tempête violente qui venait de balayé le sud de l'Angleterre. Les rafales de vent se sont avérées moins violentes chez nous qu'annoncées mais la journée a été ponctuée d'averses très denses... Jolies photos tout de même au niveau de la plage :
la mer moussait copieusement et trahit bien son agitation. Pas de bateau sorti, c'est normal, mais pas d'oiseau dans le ciel, ça l'est moins !
Nous étions reçus donc Samy est resté seul et en a profité pour faire une sieste magistrale...
Et au retour, j'ai repris mon crochet pour refaire un tour de chapeau, ici et là, afin de mieux dessiner les arêtes qui en font toute l'originalité. Le chapeau n'est pas fini, il faut mettre un cerceau au bord pour le mettre en forme et armer le fond pointu pour animer le porter.
Je dois aussi terminer un sac-pochette qui, en version réduite, vient s'ajouter au sac crocheté gris que j'ai déjà montré. Et reste encore quelques pelotes à crocheter en porte-monnaie..... Des projets, des projets, des projets...
Quand il pleut, on travaille !!! On travaille ou bien.....on joue !!!
Alors, moi, j'ai encore un peu travaillé :
Mais Samy, lui, privé de sortie qu'il était sous cette pluie diluvienne, a beaucoup joué. Il joue avec ses ressorts qu'il dribble dans la salle mais aussi avec ses souris de feutrine qu'il envoie sous les meubles. Aussi, quand je passe la raclette, il en sort trois ou quatre d'un coup et il les retrouve avec un bonheur non dissimulé !
En revanche, de temps en temps, une souris oubliée le long d'une plinthe nous donne un sursaut vite réprimé.
Vivement le printemps car il en est un qui ne comprend pas bien comment il se peut qu'après avoir passé autant d'heures dehors, même quand la nuit est tombée, il est possible qu'il tombe autant d'eau et qu'on ne puisse pas guetter le moindre souriceau dans les plate-bandes !
On était prévenus et il est arrivé relativement tard. Hier dimanche, le matin était lumineux et le ciel bleu. Mais l'après-midi la pluie s'est mise à tomber, de plus en plus fort, sans plus s'arrêter ! Les dégâts sont nombreux dans nos environs et Saint-Quay-Portrieux déplore entre autres la perte d'une partie de l'esplanade près de son casino !
Fort heureusement, je veux rassurer tout le monde : rien chez moi ! Le jardin a juste eu un arrosage plus copieux que souhaité mais, manifestement, aucune plante n'a souffert.
Nous nous doutions que le temps était en train de chavirer dès samedi soir. De retour d'une fête d'anniversaire, nous nous sommes arrêtés à Langueux, au fond de la baie de St Brieuc, où l'éclairage a démangé mon objectif d'appareil photo :
Entre la chaleur qui commençait à baisser sérieusement et le vent qui, lui, se levait avec la marée, les couleurs du ciel indiquaient clairement que les nuages allaient venir crever au-dessus de nos têtes très prochainement.
Il n'aura fallu qu'un jour pour que les prévisions s'avèrent justes. Deux départements étaient menacés de pluie diluviennes et de risques d'orages violents : les Côtes d'Armor et le Var. D'autres départements auront été touchés comme les Bouches-du-Rhône, le Gard, mais, ici, l'orage et les trombes marines seront restés au-dessus de Saint-Brieuc et jusqu'à 25 kilomètres au-delà en remontant le long de la côte.
C'est l'arrivée tonitruante de l'automne avec ses couleurs chaudes faute de températures élevées.
Il faisait si beau et si chaud. Et puis les averses se sont invitées, ensuite ce fut la chute des températures et à présent on attend le coup de vent qui s'agite dès le changement de marée. Aurons-nous droit à un effet "été indien" cette année ? On peut en douter !
Les anémones du Japon explosent de rose, de mauve, de teintes douces.... auprès du cabanon de jardin gris qui s'harmonise joliment.
Samy n'arrête pas de rentrer, de sortir, de sortir pour rentrer et de rentrer pour sortir. Un travail à temps plein depuis hier peu compatible avec quelques étourdissements sans doute dus à quelques cristaux de l'oreille interne partis faire la fête dans l'appartement voisin !
Et, puisque le temps n'incite pas à sortir, reste la tranquillité devant la télé et le crochet qui me prend pas mal de temps depuis quelques semaines....
Bon, malgré les informations précises pour apercevoir une lune rouge au moment de son éclipse totale, notre ciel ayant été envahi de nuages, rien n'a pu être aperçu avant que la nuit s'ouvre pour une lune ronde, blanche, éclairante .... Dommage. Pour autant, le ciel a pris les couleurs incendiaires qui auraient dû s'imprimer sur la lune...
Petite journée de fête en début de semaine et un joli bouquet pour la colorer et, dans la même idée, une nouvelle photo de mon sauvetage horticole. Je ne sais pas s'il survivra à l'hiver mais j'en aurais profité cet été et je compte bien continuer à le faire survivre à présent qu'il a bien pris des forces...
Et, à propos d'horticulture, le petit dernier de la maison : des boutures de papyrus préparées par une amie qui m'ont fait des racines en eau avant d'être installées dans un pot haut, percé au tiers de hauteur pour que le fond serve de réserve d'eau une fois arrosé par tuyau ou par averses... A côté, une tige de sauge décorative bleue que j'ai cueillie sur le chemin qui mène au parc que nous fréquentions avec Lika. Bien sûr, nous n'y allons plus ; mais nous y retournerons en balade, le point de vue y est tellement beau !
Et, côté bricolage, deux travaux au crochet. D'abord le sac, qui me sert tous les jours... et une pochette, nettement plus petite,que je photographierai dès qu'elle sera terminée et nantie de sa bandoulière.
Pour la lanière de cuir, nous confions nos besoins à celles d'entre nous qui vont régulièrement sur Rennes où se situe La Peausserie, un endroit magique, rempli de cuirs de toutes épaisseurs et couleurs, où l'on découpe des lanières à la demande : largeur, longueur, choix de l'épaisseur. Voilà pour aujourd'hui, c'est tout !
Alors je t'emmène dans le Finistère, là où la terre s'achève et disparaît dans la mer. D'abord un petit retour à Meneham (il faut programmer Kerlouan sur ton GPS, sinon le site n'est pas reconnu) avec retour par Roscoff pour quelques heures sous un soleil ardent avec quelque 31° de température ambiante.
Cette fois, le site de Meneham grouillait de touristes. Certains à pied, d'autres à vélo. Les gens du coin venaient, eux, pour la plage mais la mer était basse ; un bon bain de soleil au pied des dunes pour le plaisir ?
Meneham est un site très particulier : un hameau de maisons de pêcheurs-agriculteurs qui a été restauré à hauteur de plus de 3 millions d'euros pour expliquer comment pouvaient vivre les gens qui habitaient là, éloignés de tout. Les enfants faisaient 4 kms le matin pour se rendre à l'école, chaussés de leurs sabots, et faisaient à nouveau les 4 kms pour revenir le soir. Les parents, quant à eux, se partageaient entre pêche en mer et cultures sans oublier l'élevage des vaches pour le lait et la viande, des cochons et des volailles. Dans ce pays Pagan (traduisez païen) où, pourtant, les églises et les chapelles ne manquent pas, on luttait contre la légende des échoueurs de bateaux sensée expliquer que les gens du crû puissent manger à leur faim ; c'était juste sans compter sur le poisson tout proche et abondant, les oeufs, les volailles, les lapins, les veaux, les cochons.... autant de sources d'alimentation même si les villageois vivaient simplement, sans eau ni électricité jusqu'aux années 60, dans leurs maisonnettes à toits de chaume, restaurées parfois sous ardoises, matériau importé car le chaume, lui, poussait partout dans les marais tout proches.
Le paysage dépayse les visiteurs. Comment imaginer que la côte soit si différente à moins de 150 kms de chez soi et puisse autant ressembler à celui du Finistère sud ? En tout cas, les formes des rochers laissent comprendre que le vent du Nord de l'hiver est soufflant et puissant.
J'avais déjà montré Meneham avec ses maisonnettes basses, abritées derrière les énormes chaos de pierres, parfois entourées de murets de caillous mais aussi, souvent, de murets de terre.
Cette fois je me suis davantage attachées à la mer. A la côte bordée de dunes de sable fin.
Les cailloux, souvent énormes, servent de promontoires aux escaladeurs et aux oiseaux marins qui surveillent l'horizon. D'ailleurs, pendant la guerre 39-45, l'armée Allemande a su en faire des points d'observation et de surveillance, murant parfois les failles pour en faire des bunkers d'où il était possible de tirer sur les intrus venus par la mer.
Mais si l'occupation allemande n'a pas été une période facile à supporter par les locaux, il leur a tout de même été permis de maintenir leurs activités sous conditions de couvre-feu notamment. Ainsi, le ramassage des algues a été maintenu, avec brûlage dans des fours creusés sur la dune pour la récupération des cendres ensuite revendues dans un but d'extraction d'iode. Par la suite, fucus vésiculeux, laminaires et petite algue rouge ont encore eu leur emploi, diversifié cette fois vers la cosmétique, la pharmacie et l'aide à la cuisine ou à la pâtisserie.
Je n'avais pas montré ces escargots que l'on trouve absolument partout, dans les hautes herbes, dans les buissons épineux et que j'ai trouvés ici avec une signalisation qui fait plutôt sourire quand on connaît les performances de vitesse, de distance du gastéropode.
La circulation est balisée pour éviter l'écrasement des végétaux. Pour autant, beaucoup de désobéissants déterrent les pieux de balisage ou écrasent les fils métalliques pour créer de nouveaux passages qu'ils estiment plus ....courts. Illusion !
Derrière le village, la côte est immédiatement accessible avec autant de descentes menant à de petites plages, criques ou zones de roches plates qui permettent le bain de soleil avant le bain à l'eau !
Ces rochers énormes que les vents ont arrondis étaient et sont encore de hautes protections pour les animaux d'autrefois, les maisons que l'on bâtissait volontiers derrière, voire....entre !
Les maisons étaient basses et tout en longueur pour limiter la prise aux vents et, éventuellement aussi, aux rayons du soleil. Une seule cheminée dans une pièce principale et unique le plus souvent où s'entassaient les membres de la famille, le foyer permettant de faire profiter tout le monde de la chaleur. Les parents dormaient dans un lit clos, les enfants dans un autre lit-clos ou dans les tiroirs d'une commode.... Le mobilier était placé tout le long des murs et le centre de la pièce était occupé par une table et ses bancs. Tout se qui pouvait se suspendre l'était, sur le haut des murs ou au plafond.
En repartant, j'avais repéré un autre site "les Dunes de Keremma". Hélas, les indications manquaient pour que nous puissions nous y rendre et nous n'avons abouti "qu'à" la plage de Keremma où l'on peut voir quelques vestiges d'un "Mur allemand" et four à algues. Il me semble que nous sommes passés devant une "Maison des Dunes" mais insuffisamment indiquée en amont pour que l'on puisse s'arrêter en pleine circulation.
Là encore de nombreux blocs ponctuaient la ligne de dunes bordant la plage.
Sur notre route du retour, Roscoff nous invitait à une halte. Le stationnement n'était pas aisé avec tout le tourisme que ces villes provoquent mais une heure et demie de stationnement réglementé a permis une petite visite et quelques photos.
Sur cette photo, une très belle maison de granit embellie que plusieurs tourelles et arcades sourcilières sculptées. A remarquer également, les escaliers menant aux caves qu'encadrent des stèles ressemblant presque à des gisants de pierres. Pourquoi de tels ornements pour des marches menant à la cave où l'on entreposait le charbon ? Sûrement pour ajouter au luxe d'une maison qui disait clairement la richesse des propriétaires.
Selon toute évidence, à marée basse, les visiteurs de l'île de Batz s'en vont débarquer au bout du pont. Une belle marche à pied en perspective. Il faut dire que nous étions en grande marée de coefficient 92 qui explique un tel retrait de l'eau !
La jolie petite chapelle Sainte-Anne qui abritait une exposition de peintures de deux ou trois artistes.
Après la très belle floraison bleue de l'artichaut suit la montée en graines. Roscoff n'est pas reconnu comme place principale de l'artichaut même si l'on est tout à côté de St Pol-de-Léon, fief légumier s'il en est, mais plutôt pour être la capitale de l'oignon rose.
L'architecture à Roscoff est un véritable catalogue de bâtiments de pierres grises ; un aspect à la fois solide et prêt à affronter les tempêtes venant de la mer et riche.
Je te rassure, la visite est presque terminée et il reste peu de photos de cette visite finistérienne.
Voilà pour l'escapade de ce début de semaine. J'aurais pu aussi m'arrêter à Morlaix mais ce sera pour une autre fois.
Je sais que cette fois il y avait vraiment beaucoup de photos. Tout est si beau, comment ne pas le montrer !
Après ce "pont énergétique" de plus d'une semaine, je me suis remise à bricoler un peu. D'abord finir un sac banane laissé en plan mais qui ne me paraît pas si commode à employer que cela,
Et puis un retour au crochet pour un étui que je n'arrivais même pas à débuter. C'est un étui à lunettes. J'espérais pouvoir y glisser mon téléphone pour les jours de promenade mais il s'avère trop petit.... Je ne suis pas sûre de le conserver. On verra...
Et puis, grâce au secours apporté par une camarade de club, j'ai démarré un sac de petite taille qui se compose de deux parties : une partie frontale qui est terminée et qu'il faudra coudre à un fond dont la partie supérieure se pliera en rabat. Il faudra que je trouve les attaches et fermoirs métalliques.
C'est bien parti mais ce sera sûrement plus petit que ne l'est le modèle. Alors sera-t-il utilisable au final ? Un gros fil, un crochet de moindre taille pour que l'échantillon corresponde aux indications et une tendinite d'effort qui rend le travail plus lent et difficile. Crochetage tout en force.
La disparition de notre petite chienne reste un évènement difficile à surmonter mais il faut s'occuper le plus possible pour penser le moins possible. Pourtant, il faut se relever et continuer. La pause du 15 août a été salvatrice car il y a eu tout un temps où je n'arrivais pas à me remettre en selle pour travailler. Retourner au club, reprendre les activités et tenter de penser à autre chose. L'association est un bon prétexte pour se remettre au travail. Je n'en veux pour preuve que ce résumé sur notre blog collectif que je mets en lien !
Le beau temps se maintient, il faut aussi sortir, bouger, marcher.... Il y a eu cette visite à Erquy où nous n'étions pas allés de longue date. Il y avait du vent, il y avait du vacancier !
Avec les ors du soir qui venaient toucher l'eau !
Puis il y a eu aussi le marché à Paimpol où nous avons été rejoints par quelques gouttes de pluie mais rien de bien grave. Même pas mouillés !
Et puis ce soleil rougeoyant filtré par un ciel laiteux, envahi des suies Portugaises et Espagnoles toujours victimes d'incendies désastreux.
Mais le grand beau est revenu avec un ciel bleu comme jamais et 26° cet après-midi d'un dimanche encore très fréquenté, du côté de la plage notamment.
Et un petit tour de jardin tellement réconfortant :
Un chat câlin comme jamais qui nous a déchiré le coeur en appelant Lika parce qu'il ne comprenait vraiment pas pourquoi elle n'est plus là.... Je l'ai pris dans mes bras, je lui ai expliqué à voix basse que Lika était partie au ciel des petits chiens. Il n'a sûrement pas compris les mots mais il a compris l'intention car l'épisode des miaulements déchirants a pris fin.
Il s'est remis à manger normalement, voire il nous a même laissé un message subliminal.... en mettant sa souris de caoutchouc dans son assiette, des fois que l'on n'aurait pas compris qu'il réclamait un peu de rab...
Le jardin a du mal à survivre avec ce soleil chaud mais, pour autant, les fleurs reviennent comme à un rendez-vous donné d'avance, quelles que soient les conditions....
J'avais annoncé que notre petite Lika, tout juste 10 ans depuis le 28 juillet, n'allait pas bien. Lika n'est plus.
Elle a d'abord mangé de moins en moins, elle a mesuré ses efforts en sauts, courses, et même promenades. Puis elle a crié quand elle était dans mes bras et trois jours après quand je l'ai caressée. Bien sûr, il y a eu aussitôt visite chez le vétérinaire qui a parlé d'arthrose.... Je n'ai pas été convaincue. Et celle boule, de la taille d'un petit œuf, sur son dos.... J'ai pensé à un déplacement osseux, une fracture de côte ou une contracture musculaire et l'ai emmenée dans une clinique pour être vue par un vétérinaire susceptible d'un geste ostéopathique. Pour lui c'était plutôt de l'ordre de l'abcès mais sans fièvre et sans douleur à la palpation ? Difficile de traduire l'échographie. Au retour de cette visite, crochet par le cabinet habituel pour un rendez-vous le lendemain, une prise de sang complète et une ponction. Les résultats étaient mauvais : une anémie grave, un déséquilibre total de la numération globulaire, les index de fonctions étaient bousculés.... On était jeudi. Rendez-vous était donc prévu au lundi pour une échographie des organes et de l'abdomen.
Histoire de penser à autre chose le temps du délai d'attente, j'ai proposé une promenade mais Lika est allée lentement, sans tirer sur sa laisse et n'a pas su revenir. Elle a demandé les bras et je l'ai portée sur les 4/5 du trajet retour. Toutefois, au retour, un petit sursaut de vitalité. Le plaisir de retrouver son maître ? Le vendredi a été calme, la soirée normale même si Lika s'isolait volontiers dans l'igloo du chat. Elle optait donc pour les paniers à terre et évitait d'avoir au sauter sur son pouf, plus haut.
Mais le samedi matin la forme n'y était plus. Son maître absent semblait lui manquer un peu plus mais ouvrir le portail ne la mettait pas en alerte vigie comme à l'ordinaire. Elle était à terre, sur le tapis. Samy en était tout intrigué mais n'arrivait pas à la stimuler. Une heure plus tard elle était sur le carrelage, cherchant peut-être la fraîcheur ? Puis elle a basculé sur le flanc et s'est mise à hoqueter, agitée de spasmes de recherche d'oxygène ; elle ne parvenait plus à respirer normalement. En 20 minutes, elle m'a quittée alors que je lui parlais et la caressais pour l'accompagner et la tranquilliser.
La photo où l'on voit Samy venir voir Lika a été faite alors que Lika changeait de place toutes les dix minutes. Il aurait aimé qu'elle bouge, se lève, aille jouer dehors comme d'autres fois mais l'heure n'était plus à la joie. Lika, dès lors, n'est plus sortie de la maison et j'ai éloigné Samy dehors afin qu'il la laisse tranquille et ne s'alarme pas lui-même de ce qui était en train de se passer.
Sa vétérinaire a réalisé l'échographie post-mortem dimanche sans qu'il soit question d'une autopsie pour nous confirmer qu'il s'agissait bien d'une forme assez rare de sarcome, probablement basé sur le foie. Les cellules avaient envahi l'intégralité des organes et, à ce stade, le manque d'oxygénation du sang et du cerveau aura fait que Lika n'a sûrement pas ressenti d'angoisse, incapable de comprendre ce qui se passait. Cela ne console pas mais soulage un peu.
Samy est perturbé. Il ne comprend pas l'absence de Lika. Il la cherche partout où il y avait ses petits paniers et va régulièrement vérifier s'il elle n'est pas réfugiée dans le dôme sans jamais, pour autant, entrer dans l'igloo qui a été largement lavé en machine pour tenter d'ôter tout mauvais souvenir de cette journée de samedi, jour de la St Amour !